You are currently viewing La mule relaxée à cause d’une erreur de la Paf

Mercredi, un prévenu de 27 ans était jugé en comparution immédiate au tribunal de Cayenne pour avoir emprunté le nom de quelqu’un, ainsi que pour transport et détention de stupéfiants. Le ministère public a requis contre lui un an de prison, mais il a été relaxé par les juges, son avocate ayant soulevé des nullités dans la procédure.

L’homme a été interpellé le 4 mai à l’aéroport Félix-Éboué par les fonctionnaires de la Police aux frontières (Paf). Lorsqu’il se présente au poste de contrôle, le policier constate que la photo du passeport est délavée et soupconne le voyageur originaire du Nigéria de l’avoir falsifié.

Il est placé en garde à vue pour prise du nom d’un tiers.Lors de la garde à vue, les policiers constatent que l’individu est très agité. Ils décident de lui faire passer une radio pour savoir s’il n’a pas avalé des boulettes de cocaïne. La radio est positive. Il est alors poursuivi pour détention de stupéfiants.

À l’audience, son avocate, Me Christine Charlot, indique que les policiers n’avaient pas le droit de lui faire passer une radio car il avait été placé en garde à vue uniquement pour prise du nom d’un tiers.Les juges considérant que l’examen du prévenu était en effet disproportionné compte tenu du motif du placement en garde à vue, les procès-verbaux liés au trafic de stupéfiants ont été annulés. Ils ont aussi constaté que la photo qui se trouvait sur le passeport était bien la sienne. Ce dernier est reparti libre du tribunal.

Auteur : Bernard DORDONNE

Source : www.franceguyane.fr/